Publié le Mardi 5 mai 2026 à 17h32.

La flottille pour Gaza attaquée

 

La solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

Une violence débridée

Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles

Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

Montreuil, le 5 mai 2026

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