Publié le Jeudi 12 mars 2026 à 15h54.

Bordeaux, se faire entendre pendant et après la campagne

Certes nous avons tous les défauts du pauvre. Peu de moyens financiers, une disponibilité limitée, une logistique réduite, en retard sur tout, mais ça fonctionne quand même. 

Malgré un lancement de campagne récent, nous avons relevé le premier défi, celui de construire la liste de 67 noms. À côté de quelques camarades du NPA-A, des sympathisantEs, des proches de longue date, parfois des retrouvailles, complétéEs par de nombreuses nouvelles personnes, pas encartées mais engagées dans diverses luttes féministes, écologistes, antispécistes, syndicales…

Une dynamique qui fait du bien

Même si le contexte politique est compliqué, nationalement comme localement, notre équipe connaît une dynamique qui fait du bien. Une bonne surprise ! L’accueil est bon lors des distributions de tracts, les discussions sont nombreuses. Nous avons donc les bons côtés d’une campagne militante. Cela s’est concrétisé à l’occasion de notre premier meeting, lors du démarrage de la campagne officielle. Nous avons rempli la salle (environ 250 personnes présentes), plusieurs colistierEs y ont pris la parole, expliquant les raisons de notre présence, développant nos idées, notre objectif ou notre ambition dans cette élection.

Prolonger et enrichir l’expérience

Nous sommes partiEs de notre expérience d’éluEs militantEs anticapitalistes dans ces conseils municipaux et métropolitains, de notre activité d’opposantEs à la gauche libérale, bien installée comme gestionnaire du système, dans une désespérante continuité, comme elle le pratique habituellement. Nous avons expliqué qu’il nous semblait important que cette expérience accumulée durant les 6 années de mandat puisse être prolongée et enrichie, que même si l’éclatement de la gauche dite radicale en plusieurs listes limite la possibilité d’accéder au second tour et donc d’avoir à nouveau des éluEs, cela n’est pas impossible.

Construire des outils pour une autogestion populaire

Au-delà de cette séquence électorale, se pose déjà pour nous la question de la suite. Il est clair que si nous avons des éluEs, il est plus facile d’imaginer une suite militante. Mais si nous ne réussissons pas à en avoir, nous réfléchissons quand même à assurer une présence, à nous structurer, à développer une activité dans les quartiers, en s’appuyant justement sur nos expériences passées, en lien avec les habitantEs, avec les milieux militants, associatifs ou autres.

Car quel que soit le résultat de cette élection, ce qui sera déterminant, c’est la capacité du côté des habitantEs, notamment des plus modestes, à défendre leurs intérêts, c’est-à-dire à s’organiser, à résister, à se mobiliser au quotidien. Nous souhaitons jouer un rôle, aider à ce que se construisent des outils pour une autogestion populaire.

CorrespondantEs