Après des discussions entamées en mai 2025, à l’initiative du NPA-A, une liste citoyenne, de gauche de rupture et unitaire, s’est constituée autour de la défense et de l’extension des services publics, du logement, des transports gratuits et de la bifurcation écologique.
À Kemper, ville préfecture du Finistère, une liste composée à parité de militant·es de LFI, de la Gauche bretonne, du NPA-A et pour moitié d’habitant·es non encarté·es mais actifEs dans le mouvement social, culturel, environnemental et de solidarité, a vu le jour en décembre dernier. L’Union pour Kemper, solidaire et populaire, est menée par un binôme : Marie Lauwers (LFI) et Jean-Paul Debest (NPA-A).
Dès le mois de mai dernier, à l’initiative du NPA-A, des rencontres se sont tenues entre ces différentes composantes, y compris avec des Écologistes n’ayant pas encore rejoint la liste conduite par la maire actuelle du PS.
Au terme de ces premières rencontres où nous avons pu nous mettre d’accord sur les grands axes du programme, les Écologistes nous ont quittés pour rejoindre le PS avec l’illusion de faire bouger son social-libéralisme de l’intérieur.
Services publics, logement, transports gratuits et ceinture alimentaire
Au-delà du programme partagé entre la LFI et le NPA-A, la large participation de la Gauche bretonne, dans son engagement autour de la langue bretonne, de sa culture et de sa ferme position sur l’autodétermination des peuples, est un atout qui vient renforcer notre programme autour de la défense des services publics, du bien commun, du droit au logement pour toutes et tous, de la santé avec la création d’un centre communal de santé ou encore de la gratuité totale des transports collectifs.
À cette approche vient s’ajouter la volonté de développer une ceinture verte afin de favoriser les paysans locaux par la préemption du foncier et aller vers le bio dans les cantines (où l’objectif serait la gratuité pour tous·tes), crèches et EHPAD municipales, et favoriser les circuits courts. En fait, végétaliser plutôt que bétonner. Mais aussi de mener une véritable politique féministe.
Face aux trois autres listes (PS/PC/UDB, Écologistes), la Droite et le RN, nous sommes les seuls à nous opposer à l’augmentation des effectifs de la police municipale, créée en 2021 par la maire PS, et à sa dotation en armes létales. Bien que cette décision prise par le PS n’ait pas tenu compte du refus des Écologistes et du PCF, ces deux organisations sont malgré tout restées bien timides dans leur contestation.
Unité et radicalité autour des priorités sociales
La liste de 51 candidat·es est constituée. Le travail sur le terrain se développe et reçoit un bel accueil.
Une réunion avec Clément Sénéchal, auteur de son livre Pourquoi l’écologie perd toujours, a réuni une centaine de personnes dans un des quartiers populaires de la ville.
Le droit au logement, à l’initiative du groupe de travail, a réuni, lui, une bonne quarantaine de personnes dont des acteur·rices de la solidarité et du droit à l’hébergement inconditionnel et à un logement digne.
C’est au travers de ces priorités concrètes que nous rencontrons et discutons avec les habitant·es lors de nos distributions de tracts et du porte-à-porte.
C’est aussi au travers de ces priorités sociales que nous rendons palpable la notion de rupture avec l’injustice, les discriminations, la précarité, le sexisme et le racisme.
Le terrain communal, autour d’une démocratie réellement participative et directe, peut être un terrain de résistance mais aussi un chemin vers un avenir meilleur, « solidaire et populaire ».
CorrespondantEs