On ne présente plus Nice, laboratoire de l’extrême droite, sa police municipale raciste, ses caméras de surveillance, ses groupes fascistes et ses hommes politiques qui effectuent tant de virages à droite qu’ils se tournent tous autour.
Le dernier en date, Governatori, qui a abandonné son étiquette « Vert très très libéral » pour rejoindre Ciotti, n’est que le symptôme d’une radicalisation de la classe dirigeante et d’un déplacement général de l’échiquier politique à droite toute. À Nice, on le voit à travers l’alliance RN-LR portée par Ciotti, qui représente une réelle menace dans ces municipales 2026, mais aussi par la formation d’un bloc de gauche « centriste et libéral » formé par les partis EÉLV, PS et PCF. Ou, du moins, ce qu’il en reste après divers départs vers les partis de droite mais aussi vers l’alternative de gauche radicale constituée de l’alliance du mouvement citoyen VIVA !, de LFI ainsi que de divers groupes de gauche (Parti de Gauche, Vert l’avenir, Ensemble pour une gauche alternative !), qui se caractérise par un ancrage très local avec la participation de l’Assemblée occitane du Pays nissart.
Une démarche radicale et concrète
C’est dans cette alternative que se sont engagéEs quelques-unEs de nos membres, après la création récente d’un comité NPA-A 06 Est, pour différentes raisons, notamment affinitaires, mais aussi parce que les méthodes, les actions et le programme nous semblaient les plus cohérents avec les valeurs que nous portons et défendons.
On note une vraie volonté de développer la démocratie active, avec le recueil des expériences, témoignages et expertises des habitantEs de Nice, qui participent pleinement, ainsi que des consultations et assemblées citoyennes organisées y compris dans les quartiers populaires. La tenue de cafés populaires, les tractages et le porte-à-porte ont été priorisés afin de toucher au maximum les quartiers précarisés par des années de politiques délétères et clientélistes, qui ne favorisent que le surtourisme et l’entre-soi riche et bourgeois du centre de Nice. Des problématiques comme le féminisme, le logement, l’écologie et l’antifascisme ont été déclinées en mesures qui se veulent radicales et concrètes.
Diversité et renouvellement
La liste en elle-même reflète cette volonté de diversité et de renouvellement, avec à sa tête une avocate niçoise, Mireille Damiano, connue notamment pour sa lutte contre le génocide à Gaza mais aussi pour la défense de notre camarade Geneviève Legay, et membre du rassemblement citoyen VIVA !. ChoisiEs parmi des militantEs niçoisEs déjà engagéEs au niveau politique, syndical ou associatif, les 16 premières personnes de la liste reflètent les divers aspects du programme (féminisme, jeunes, handicap, écologie, etc.). Dans ce cadre, unE membre du NPA a été placéE 5e sur la liste. Le reste des positions sera déterminé par tirage au sort pour favoriser une certaine mixité.
Dans l’ensemble, de bons retours ont été obtenus suite à plusieurs communiqués, et une présence dans les médias non négligeable, mais qui a tendance à souvent passer au second plan du duel Ciotti-Estrosi, mis en scène par la plupart des médias mainstream comme le seul enjeu de cette élection. Notre stratégie est d’afficher volontairement la radicalité de la liste, d’une part pour se distinguer de l’autre liste de gauche (EÉLV-PCF-PS), qui pour l’instant est donnée légèrement devant nous dans les sondages (12 et 10 %, ce qui permettrait aux deux listes de passer au second tour), d’autre part pour convaincre les personnes déçues de la politique molle menée ces dernières années par la « gauche » au pouvoir. Le risque d’un basculement de Nice à l’extrême droite reste réel, et la priorité reste à la création d’un front antifasciste, qui pourra perdurer après les élections.
CorrespondantEs