Nous assistons à une accélération de l’offensive idéologique de l’extrême droite. La facilité avec laquelle les fascistes ont imposé leur narratif des affrontements de Lyon contraste avec le silence qui entoure les victimes de crimes racistes et les violences policières. L’inversion des discours et des valeurs, visant à faire de la gauche combative une menace pour la démocratie, atteint des sommets.
Le fond de l’air est brun
La banalisation de l’extrême droite libère la violence qui est en elle : des locaux syndicaux, associatifs, des permanences politiques sont attaqués, des militantEs et éluEs de gauche sont agresséEs. À Strasbourg, la liste municipale que nous soutenons a dû se retirer face aux menaces de mort dont elle était l’objet.
L’accélération de la fascisation est aussi alimentée par le contexte international. Après Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Liban, l’agression contre l’Iran est le dernier épisode d’une offensive débridée des puissances impérialistes, États-Unis en tête. Elle porte en elle le racisme colonial, pour qui la vie des peuples vaut moins que les intérêts des grandes puissances.
Dans la rue et dans les urnes, unité et résistance
Les leviers de résistance existent : après les mobilisations féministes réussies du 8 mars, nous reprendrons la rue le 14 mars avec la Marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État. Il faut que nous soyons les plus nombreux/euses possible contre l’offensive réactionnaire de l’extrême droite et du gouvernement.
Le lendemain, au premier tour des municipales, il faudra voter massivement pour les listes de la gauche de combat, qui portent des mesures d’urgence sociale pour les classes populaires, qui défendent les biens communs contre la prédation capitaliste et qui combattent sans concession le racisme et l’islamophobie.
La lutte contre la fascisation ne fait que commencer
Pour reprendre la main, la gauche syndicale, politique et associative doit être unie pour combattre l’extrême droite et ses idées. La bataille se joue sur tous les terrains : dans nos mobilisations féministes, antiracistes et écologiques, comme dans les luttes sociales, pour des conditions de vie décentes, pour l’égalité des droits entre FrançaisEs et étrangerEs, pour l'augmentation des salaires, des pensions, etc. L’enjeu est de reconstruire des mobilisations de masse et d’empêcher l'extrême droite de gagner du terrain ! Cette bataille est vitale pour notre camp social. Nous appelons à y travailler ensemble. Vite.
Montreuil, le 10 mars 2026