Publié le Mercredi 15 avril 2026 à 16h00.

Les fossiles et le marteau

Édito de l'Anticapitaliste n° 796, par Alex Bachman

Les rivalités entre les puissances impérialistes pour le contrôle du pétrole ont des conséquences directes sur nos conditions d’existence.

Depuis le début de l’année, des interventions militaires ont été menées contre le Venezuela et l’Iran, deux pays producteurs de pétrole, tandis que la politique génocidaire d’Israël se poursuit en Palestine et s’étend au Liban.

Pour les peuples, le prix à payer, c’est le sang, les bombes, la mort. Pour les compagnies pétrolières, c’est une opportunité historique d’engranger encore plus de profits, ensuite recyclés dans les paradis fiscaux.

Greenpeace a fait le calcul : dans l’Union européenne, les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de profits supplémentaires par jour depuis le début de la guerre contre l’Iran, après avoir acheté du pétrole au début du conflit, qu’elles revendent aujourd’hui au prix fort.

L’avenir de la planète, et donc de l’humanité, devrait imposer la sortie des énergies fossiles, le développement des transports publics et un autre modèle économique.

Mais aucun gouvernement, en France comme ailleurs, ne s’inscrit dans cette voie, car nos dirigeantEs sont au service d’un capitalisme prédateur, engagé dans une fuite en avant jusqu’à la dernière goutte de pétrole.

Conséquence : un coup de marteau sur les consommateurEs ! Les prix à la pompe explosent alors que, pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, il n’est aujourd’hui pas possible de se passer de la voiture.

Pour le moment, c’est donc notre classe qui paie la facture. 

Mais le gouvernement devrait se méfier, la hausse du prix de l’essence pourrait bien être le carburant d’une colère sociale toujours présente, jamais éteinte depuis les Gilets jaunes.

À nous, toutes et tous ensemble, d’organiser cette colère pour exiger le blocage des prix, des hausses de salaires et des mesures de sortie rapide des énergies fossiles !