Publié le Samedi 30 septembre 2023 à 12h34.

Chili : 50 ans après le coup d’État

50 ans après le coup d’État du 11 septembre 1973, une question mérite d’être posée : que reste-t-il de la dictature ? Une autre vient immédiatement après : le Chili actuel n’est-il pas l’héritage direct de celui qui a émergé avec la dictature de Pinochet ?

 

Car le 11 septembre 1973 ne représente pas uniquement un violent coup d’État contre un gouvernement démocratique, mais aussi et surtout une véritable contre-révolution qui va bouleverser les rapports sociaux, en développant une nouvelle vision du monde.

Pourtant quand les militaires renversent le gouvernement d’Allende le 11 septembre 1973, la plupart des observateurs et des militants de l’époque considèrent que ce n’est que la suite logique des interminables coups d’État qui secouent l’Amérique latine depuis son indépendance. D’ailleurs juste avant, la Bolivie a instauré une dictature féroce en 1971 avec Hugo Banzer, suivie par l’Uruguay en juin 1973. Le coup d’État au Chili a pourtant eu un impact beaucoup plus retentissant en Europe, notamment en France. L’explication tient au fait qu’en 1973, la gauche française a signé depuis un an le Programme commun de gouvernement et revendique une grande proximité avec l’Unité populaire chilienne. Si la victoire d’Allende en 1970 est citée comme exemple de ce qui pourrait advenir rapidement en France1, le coup d’État du 11 septembre 1973 ne pouvait qu’ébranler la gauche française et provoquer une grande émotion.

Un coup d’état à l’origine d’un nouveau monde

Il faudra quelques années pour se rendre compte que le coup d’État au Chili s’inscrit dans un vaste projet politique de transformation des règles sociales et politiques à l’échelle planétaire. L’instauration des politiques néolibérales, inspirées par les Chicago Boys, encouragée au Chili par le gouvernement étatsunien s’effectue dans la douleur : les entreprises publiques sont liquidées, le droit du travail instaure le salarié jetable et les politiques d’austérité deviennent le crédo des mesures économiques gouvernementales. En moins de deux ans, la pauvreté et les inégalités explosent et il faudra attendre les années 1990 pour que le Chili retrouve son niveau de vie de 1973.

À cela s’ajoute une répression qui est loin d’être aveugle : elle cible les militants des partis de gauche, des mouvements sociaux, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains. Elle est surtout extrêmement organisée. Découvert par hasard en 1992, quand un avocat trouve près de 4 tonnes d’archives dans un petit commissariat du Paraguay, le Plan Condor consiste en une coordination des différents services de renseignements et de police du Brésil, de Bolivie, du Paraguay, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Chili en vue d’assassiner, d’enlever et de faire disparaitre des opposants politiques où qu’ils se trouvent dans le monde2. Mais ce plan, qui a duré de 1975 à 1982, n’a pu être réalisé en toute impunité qu’à une seule condition : la complicité des gouvernements occidentaux car des assassinats ciblés ont lieu sur leurs propres territoires, comme aux USA. Il s’avèrera que non seulement les USA ont collaboré directement au Plan Condor, mais que plusieurs gouvernements occidentaux ont au mieux laissé faire, au pire directement informé la dictature. Manuel Contreras, alors chef de la DINA (la police politique chilienne de la dictature) explique que la DST (service de renseignement français, ancêtre de la DGSE) l’informait de tout déplacement des réfugiés chiliens. Quant à Michel Poniatowsky, alors ministre de l’Intérieur sous Giscard d’Estaing, il apporta tout son soutien à la dictature argentine lors d’un voyage officiel à Buenos Aires.

Cette internationale de la répression est d’ailleurs bien plus ancienne. L’école française de la lutte anti-insurrectionnelle, formée à partir de son expérience en Algérie, sert de référence et envoie des instructeurs et des manuels dès les années 1960 en Amérique du Sud, principalement en Argentine, mais aussi aux USA, comme à Fort Bragg3.

Cette politique répressive est indissociable de la mise en œuvre des politiques néolibérales. Car le néolibéralisme forme un nouveau paradigme où l’État devient un État « subsidiaire », c’est-à-dire chargé du contrôle social, de protéger la propriété privée et de veiller à la libre concurrence, pendant que le citoyen est réduit à un simple consommateur individuel. Dans ce schéma existe une légitimité, celle du marché, et une illégitimité, celle de l’État entrepreneur et porteur d’une volonté collective, prérogative dont doit se débarrasser l’État néolibéral. Le Chili a appliqué à la lettre cette nouvelle mouture idéologique. Ce fut le Plan laboral de 1979 se substituant à l’ancien Code du travail, les privatisations successives de l’enseignement, de la santé, des transports, de la protection sociale. Mais à cette liberté accordée au marché et aux rapports des individus avec le marché et l’entreprise, s’adosse une coercition contre toute résurgence de revendications collectives.

Allant plus loin, Friedrich Hayek, chantre du libéralisme économique, donna une interview au quotidien chilien El Mercurio, et à la question du journaliste lui demandant ce qu’il pensait des dictatures, sa réponse est sans appel : « Personnellement je préfère un dictateur libéral [économiquement] plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme [économique]4 » et utilise le concept de « dictature libérale de transition ». Ainsi pour lui la dictature ne serait qu’un mauvais moment à passer le temps de remettre les affaires en ordre. Pour l’ensemble des théoriciens du néolibéralisme, la démocratie n’est pas une constante nécessaire, et l’autoritarisme voire la dictature peuvent être nécessaires afin d’imposer ou de conserver les règles économiques libérales. C’est la différence entre Thatcher brisant le droit de grève et licenciant les syndicalistes avec Pinochet brisant le droit de grève et assassinant les syndicalistes.

La Constitution chilienne de 1980 élaborée par l’avocat d’extrême droite Jaime Guzman, reprend cette nouvelle vision du monde en prévoyant cette transition vers une ouverture démocratique contrôlée5. Cette Constitution bloque toute réforme économique permettant de revenir sur les crédos néolibéraux. Dans cette logique, la critique des soi-disant « lois naturelles » du marché et de l’économie, ne relève plus de la contestation légitime mais de la subversion, voire de la délinquance ou d’une pathologie mentale. C’est la justification de toutes les mesures législatives de criminalisation des protestations sociales qui perdurent encore au Chili.

Le néolibéralisme n’est donc pas seulement un nouveau mode de régulation de l’économie capitaliste, comme a pu l’être le keynésianisme, mais porte aussi une conception globale, totalisante, des rapports sociaux, y compris politiques.

Outre la réduction de l’économie à des lois « naturelles » intangibles, le néolibéralisme limite le politique à une simple expertise avec des professionnels chargés de piloter un État censé être « neutre ». Ce qui permet d’écarter l’ensemble de la population de la vie politique voire de la dépolitiser. La première conséquence visible au Chili depuis les années 1990, c’est l’acceptation quasi générale de cette nouvelle vision du monde. Des partis de la gauche « newlook » à ceux de droite, tous ces partis intègrent ce paradigme de la neutralité de l’État néolibéral. La coalition de la Concertation6, arrivée au pouvoir à la fin de la dictature n’a fait que continuer la politique économique de Pinochet en s’adaptant à la Constitution de 1980.

Ce nouveau paradigme, dont le Chili représente un laboratoire, va rapidement faire des émules, avec Thatcher et Reagan, ouvrant une nouvelle ère planétaire. Mais pour s’étendre, il a bénéficié d’une conjoncture internationale favorable. Le retournement des années 1980 se termine par la chute du Mur de Berlin et le début des théories sur la « fin de l’histoire ». Les grands projets de transformation sociale s’effondrent : le communisme est largement déconsidéré et la social-démocratie achève plus ou moins rapidement suivant les pays son aggiornamento vers le social-libéralisme.

Ce nouveau monde, expérimenté sous la dictature chilienne, a eu besoin dans un premier temps d’éliminer toute contestation. Puis la démocratie libérale revenue au Chili, une certaine continuité avec la période précédente perdure sous la forme d’une volonté de gommer la mémoire historique et cela se retrouve dans l’impunité partielle ou totale dont bénéficient les tortionnaires et dans le silence entretenu autour de cette période noire, notamment dans les médias locaux7. Ce négationnisme facilite la résurgence de courants politiques, comme le Parti républicain au Chili8, qui fondent leur programme électoral sur une nostalgie à peine voilée de la période de la dictature.

De Pinochet à Piñera, les mouvements sociaux en action

Dans toutes les dictatures latino-américaines, notamment au Chili, ce sont des générations de militantEs qui ont été terroriséEs, assassinéEs, exiléEs, torturéEs, ouvrant la voie au découragement et au repli.

Pourtant et malgré ce paysage apocalyptique, les mouvements sociaux vont se réveiller très rapidement et avec force sous la dictature chilienne dès le 11 mai 1983. La première protesta, convoquée par la Confederación de Trabajadores del Cobre (CTC) va largement déborder et enflammer les poblaciones (les quartiers populaires) des grandes villes9. Parallèlement, de nouvelles formes d’organisation se sont développées dans ces quartiers pendant les dix premières années de la dictature. Les soupes populaires, les associations de femmes, culturelles, scolaires, sont autant d’écoles de solidarité et de résistance. C’est par elles que vont éclater les protestas. Pendant plus de trois années, elles vont suffisamment ébranler la dictature, et ce malgré la répression, pour que commence à émerger la possibilité d’une transition rapide, qui se discute entre les USA, la dictature et la Démocratie Chrétienne. Pendant ce temps la gauche chilienne se reconstitue partiellement. Le PCCh (Parti Communiste Chilien) est partagé entre son soutien au Front Patriotique Manuel Rodriguez, groupe politico-militaire qui lui est lié et sa volonté de s’allier à la Démocratie Chrétienne. Le Parti Socialiste achève son virage social-libéral et, de scission en scission, abandonne ses dernières références au marxisme. Quant au MIR, très durement réprimé, ce qu’il en reste a explosé en différents courants et désormais il est loin d’avoir le poids qu’il avait jadis sous l’Unité Populaire.

Alors que durant les protestas des dizaines de milliers de chiliens et chiliennes affrontent les carabiniers, la construction à partir de « ceux d’en bas » d’une alternative politique n’est jamais posée. Il y a pourtant une énorme différence entre les revendications sociales et politiques radicales des protestas et les politiques économiques et sociales mises en œuvre par le successeur de Pinochet, le démocrate-chrétien Patricio Aylwin. Ce dernier, élu en décembre 1989 président de la République à la tête de la Concertation, agira sur les terrains économiques et sociaux dans la continuité de la dictature. La conséquence politique est immédiate : dans les quartiers populaires, la déception est telle que l’on assiste à un effondrement rapide des structures communautaires au profit de « micro-entreprises » parfois subventionnées et de la délinquance, sorte de « néolibéralisme du pauvre ». Tout ceci accentue la méfiance envers le politique et le repli sur soi.

De multiples mouvements sociaux vont jalonner la politique chilienne de la période post-dictature, en particulier le mouvement étudiant en 2006 et 2011, le mouvement féministe qui n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, le mouvement contre les AFP (les fonds de pension), les mouvements des peuples autochtones, les luttes ouvrières, les luttes écologistes. L’héritage de la dictature avec son système néolibéral craque de partout. Pourtant l’institutionnalisation de l’État subsidiaire a accentué la coupure entre luttes sociales et luttes politiques, facilitée par les verrous constitutionnels limitant au maximum la possibilité de réformes dans le cadre du régime post-transition. Ces mouvements bien que massifs se heurtent aux institutions et se fracassent sur ce mur instauré par la dictature.

Cet assemblage de luttes sociales sectorielles va pourtant trouver un point de conjonction avec l’annonce de trop : l’augmentation du prix du ticket de métro. La rébellion populaire éclate le 18 octobre 2019. Pour la première fois depuis les protestas des années 1980, plusieurs millions de personnes dans les rues vont remettre la question politique au centre du jeu. La révolte de 2019 s’attaque à tout le système, non seulement au mode de gestion de l’économie, mais aussi à l’autoritarisme et à toutes les scories de la dictature. C’est pour cela que la question du changement de Constitution devient rapidement centrale. Pour la première fois, à la différence des protestas des années 1980, des leaders et des militants des mouvements sociaux vont construire des outils politiques, des partis nouveaux et réclamer une nouvelle Constitution, conscients des blocages de celle de 198010. Mais les projets de ces nouveaux partis politiques ne contiennent pas une critique globale du système capitaliste et développent encore moins un projet politique émancipateur alternatif, ce qui va avoir des conséquences majeures dans la suite des évènements au Chili.

Car sous la pression de l’explosion sociale, le président Piñera, par l’accord du 19 novembre 201911, va certes ouvrir une brèche pour sortir du régime en place en acceptant le principe de la convocation d’une assemblée constituante, mais elle sera limitée par le nombre de garde-fous mis en place. Les partis traditionnels ainsi que ceux qui émergent vont se plier à cette stratégie d’institutionnalisation des conflits qui consiste à déporter le conflit social vers une lutte politique adossée au système en place.

Porté par la vague de mobilisations sans précédent qui a secoué le Chili, Gabriel Boric est élu président de la République le 19 décembre 2021 à la tête d’une coalition des partis de gauche. Mais un an plus tard, le 4 septembre 2022, le Non gagne lors du référendum pour adopter la nouvelle Constitution, résultat qui n’était pas totalement prévisible, bien que plusieurs indices révèlent l’ampleur des obstacles pour en finir avec la Constitution de 1980.

Le premier obstacle c’est la discontinuité entre le moment politique de rédaction de la Constitution et celui des luttes sociales. Le recul des mobilisations sociales puis leur marginalité a laissé à la droite un boulevard pour mobiliser, via les médias, la « majorité silencieuse ». Le deuxième, corollaire de la raréfaction des mobilisations, c’est la difficulté pour les partis de gauche à mobiliser à froid autour de ce projet. Le troisième c’est que l’élaboration de la nouvelle Constitution n’a aucunement associé la population, à la différence de ce qui a été fait par exemple en Équateur en 2008 ou au Venezuela en 1999.

Depuis cette défaite électorale, s’est accentuée une réelle prise de distance entre d’un côté de nombreux militants des mouvements sociaux, comme dans le mouvement féministe ou chez le peuple Mapuche, et de l’autre le gouvernement Boric considéré comme responsable de l’échec en ayant accepté l’accord de 2019 imposé par Piñera.

Déception qui est confortée par la suite avec le choix de Boric de chercher à se concilier les bonnes grâces des élites économiques et des politiques de droite. Par glissements successifs, il leur donne de plus en plus de gages, notamment en écartant de son gouvernement les éléments jugés les plus à gauche, sous la pression des milieux d’affaires et des médias. La droite pinochétiste ou nostalgique se sent confortée et cela s’est exprimé à Santiago lors des commémorations du 50e anniversaire du coup d’État. Le 10 septembre 2023 lors de la marche traditionnelle pour les droits humains, les manifestants ont pu être violemment agressés par des groupes d’extrême droite et par la police empêchant la manifestation d’accéder au cimetière général12.

En cette célébration des 50 ans depuis le coup d’État de Pinochet, l’avenir est incertain face à la progression fulgurante de l’extrême-droite chilienne. Malgré tout, c’est à la relecture de ce passé tragique et en cherchant les contradictions portées par les luttes sociales et politiques qui ont parcouru ces cinquante dernières années qu’émergera une solution collective qui réponde aux exigences légitimes d’émancipation du peuple chilien.*Patrick Guillaudat est co-auteur avec Pierre Mouterde des Mouvements sociaux au Chili – 1973-1993, en réédition augmentée prévue en français chez l’Harmattan et dont la 2e édition en castillan vient de paraitre au Chili aux éditions Tiempo Robado.

  • 1. Rappelons qu’à ce moment-là, la gauche française est devenue majoritaire en voix au 1er tour des élections législatives de mars 1973, tout en étant minoritaire en sièges grâce au découpage électoral, et qu’elle se préparait à l'élection présidentielle française de 1974.
  • 2. Voir le livre Operación Cóndor. 40 años después, publié par le Centro internacional para la promoción de los derechos humanos sous les auspices de l’UNESCO.
  • 3. Voir l’ouvrage de Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l’école française, Paris, La Découverte, 2004. Fort Bragg est une base de l’armée US où se tenait une école de formation militaire.
  • 4. El Mercurio du 12 avril 1981. Friedrich Hayek a effectué plusieurs voyages au Chili pendant la dictature et a rencontré Pinochet à de nombreuses reprises.
  • 5. Dans le cadre de la discussion très limitée autour de la Constitution de 1980, Guzman exige un texte reprenant le nouveau rôle accordé à l’Etat et à la prédominance du marché et estime que ceux qui veulent concourir dans les compétitions électorales doivent porter des alternatives limitées qui intègrent cette acceptation des nouvelles règles.
  • 6. Créée comme front pour dire Non au référendum de 1988, la Concertation (Concertación de Partidos por la Democracia) était composée du Parti Démocrate-Chrétien, du Parti Pour la Démocratie, du Parti Radical Social-Démocrate, du Parti Socialiste et de petits partis aujourd’hui disparus come le MAPU.
  • 7. En ce qui concerne l’impunité, il n’y a qu’à se rappeler la différence de traitement au Royaume-Uni entre Pinochet détenu puis renvoyé libre au Chili pour raisons médicales, malgré un mandat d’arrêt et les preuves de ses crimes, y compris contre des citoyens britanniques, avec ce que subit Julien Assange, gravement malade, sous le coup d’une procédure d’extradition vers les USA, pour le « délit » de révélation de mensonges et de crimes américains. Quant à ce qui concerne la justice tardive, il a fallu attendre septembre 2023, soit cinquante ans, pour que les assassins du chanteur Victor Jara en 1973 soient enfin condamnés….
  • 8. Le Parti Républicain, fondé en 2019 par José Antonio Kast, ancien membre de l’UDI (Union Démocratique Indépendante, droite) est devenu en quelques mois le principal parti chilien et a obtenu 34% des voix à l’élection de l’Assemblée constituante le 7 mai 2023.
  • 9. Entre 1983 et 1985 il y eut 14 protestas qui firent 131 mortEs, la plupart assassinéEs par les carabiniers.
  • 10. C’est par exemple le cas de Revolución Democrática, créé en 2012 par d’anciens leaders du mouvement étudiant de 2011, de Convergencia Social, créé en 2018 et dirigé par Gabriel Boric, actuel président du Chili et ancien leader étudiant, ou de Comunes, créé en 2019.
  • 11. Accord pour la paix sociale et la nouvelle constitution signé par les partis de droite et de gauche.
  • 12. Les observateurs des droits humains ont demandé une condamnation de ces actes par le gouvernement. Dans le même temps, le dictateur du Nicaragua, Daniel Ortega a condamné l’attitude des carabiniers chiliens. Dans un communiqué on ne peut plus significatif, Boric a envoyé un communiqué de réponse défendant le corps des carabiniers et considérant les accusations de violations des droits humains comme une insulte aux carabiniers…. Corps des carabiniers pourtant responsable de la plupart des atteintes récentes aux droits humains, en particulier pendant l’explosion sociale de 2019 avec des dizaines de morts, des viols, des actes de torture, etc…