Publié le Jeudi 19 mars 2026 à 17h51.

Le NPA-l'Anticapitaliste au second tour des municipales 2026

Le NPA-A a obtenu un nombre significatif d’éluEs dès le premier tour de ces élections. Nous reviendrons plus en détail sur l’ensemble de nos résultats dans les semaines à venir. Pour l’heure, nous mettons l’accent sur plusieurs communes où le NPA-A est engagé dans des listes présentes au second tour, dans des configurations locales variées.

Alençon

Le NPA-A était engagé dans la liste Gauche Unie avec le PCF, les Écologistes, LFI et le Pôle citoyen, qui obtient 15 %, avec notre camarade Johnny en tête de liste. Notre liste se situe derrière la droite LR (31 %) et un RN à 18 %, tandis que la liste de la maire sortante PS, très droitisée, ne fait que 17 %. Dans ce contexte, la liste se maintient sans fusion. D’une part, la composition de la liste PS rend toute alliance impossible ; d’autre part, les réserves de voix étant majoritairement à droite, une fusion ne permettrait pas de battre la droite. Le maintien vise donc à défendre une ligne politique claire et à construire une opposition de gauche face à une mairie de droite et à un RN fort. Nous aurons donc un ou deux éluEs NPA-A.

Ivry-sur-Seine

Dans une ville historiquement ancrée à gauche, le NPA-A était présent dans la liste unitaire PC/LFI/Écologistes/NPA-A/L’Après/Génération·s, arrivée largement en tête avec 45,6 %. Face à une droite à 14 % et un RN à 11 %, maintenu au second tour, une quadrangulaire se profile. Le NPA-R fait 3,6 %. Sans fusion, la victoire de la gauche est très probable, avec la perspective d’un élu NPA-A et l’enjeu d’empêcher le RN d’entrer au conseil.

Kemper (Quimper)

Une quadrangulaire oppose la liste PS–PCF–EÉLV, arrivée largement en tête avec 46,7 %, à la droite (32,3 %) et au RN (10,9 %). La liste « Union pour Kemper, solidaire et populaire » (LFI–NPA-A–Gauche bretonne–non-encartéEs) obtient 10,1 %. Notre liste devrait avoir deux éluEs, dont un NPA-A.

Lorient

Le NPA-A a participé à la liste unitaire « Lorient en commun » pour battre la droite et l’extrême droite. La liste arrive 2e avec 23,2 %. Un accord de fusion a été conclu avec le PS, qui a fait 19 %. Dans une triangulaire face à la droite (35 %) et à l’extrême droite (16 %), la gauche unie peut l’emporter face à la droite, avec la possibilité d’un élu NPA-A.

Metz

La gauche partait divisée en trois listes. Le NPA-A était avec LFI et Génération·s. Face au maire sortant (43 %) et à un RN à 17 %, les scores sont limités. Notre liste fait 10,4 %, le PS 13,4 %, et la liste EÉLV/PCF/L’Après/Parti animaliste fait 9,9 %. Pour le second tour, seule une fusion partielle a été possible avec EÉLV et le PCF, le PS refusant l’union. L’objectif est de dépasser le RN pour éviter qu’il ne devienne la principale opposition.

Oyonnax

Le second tour se joue dans une triangulaire marquée par une domination de la droite et de l’extrême droite. La liste de droite « Avançons ensemble pour Oyonnax » arrive en tête avec 43,9 %, talonnée par une liste d’extrême droite à 42,3 %. La liste d’union de la gauche « Oyonnax en commun » (PCF, LFI, EÉLV, PS, NPA-A et non-encartéEs) obtient 10,6 %.

Rennes

Le second tour voit une triangulaire serrée : PS/EÉLV/PC/UDB à 34,5 %, droite (Horizons) à 22,5 %, LFI/NPA-A à 18,6 %. Malgré l’appel à l’union de notre liste, le PS refuse toute fusion. Avec peu de réserves, le PS prend le risque de laisser passer la droite si elle arrive à agréger les voix du RN (6,7 %) et celles de LR (6,3 %).

Roanne

Le maire sortant Yves Nicolin arrive en tête avec 49 % des voix, tandis que la liste L’Avenir à gauche en Roannais obtient 24,33 %. Le maire réalise un score comparable à celui du précédent scrutin. Le premier tour est marqué par une abstention d’environ 50 %, avec une très faible participation des quartiers populaires, où le vote repose largement sur un électorat plus âgé. Une autre liste, menée par une ancienne colistière du maire, se maintient également pour le second tour. Nous devrions avoir une élue NPA-A.

Saint-Nazaire

La liste du maire sortant David Samzun (PS–Place publique) arrive en tête avec 44,7 %. Derrière, la liste « Ensemble, soyons Saint-Nazaire » (PCF, LFI, Écologistes, Génération·s, Debout, avec le NPA) obtient 22 %, devant le RN (17,3 %) et une liste macroniste et de droite (13,9 %). La présence du NPA permet de renforcer un pôle de gauche de rupture face à une majorité municipale social-libérale. Un meeting de second tour avec Christine Poupin est prévu mercredi 18 mars.

Saint-Ouen-sur-Seine

Trois listes se maintiennent au second tour. La liste PS–PCF « Saint-Ouen je t’aime » arrive largement en tête avec 46,6 %. Derrière, la liste « Pour Saint-Ouen » (LFI, Génération·s, NPA, AREV) obtient 19,2 %, devant l’ex-maire UDI et plusieurs listes de droite ou écologistes dispersées. La présence du NPA-A au sein de cette dernière devrait permettre l’élection d’une camarade au conseil municipal, tout en renforçant un pôle de gauche de rupture.

Toulouse

La liste LFI–NPA-A–Assemblée des quartiers réalise une percée majeure en arrivant en deuxième position avec 27,5 %, derrière le maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc (37,2 %), et devant la liste PS et alliés (25 %). Ce résultat confirme l’implantation d’une gauche de rupture et récompense un travail militant important dans la ville.

Un accord de fusion a été conclu avec la liste PS–PCF–EÉLV–Archipel citoyens, sur une base globalement programmatique et avec une répartition des places proportionnelle aux résultats : 28 éluEs potentielLEs pour notre liste, 24 pour la leur. François Piquemal serait candidat à la mairie, avec un partage des responsabilités à la métropole. Dans tous les cas, le NPA-A aura au moins une élue, et jusqu’à trois en cas de victoire.

Si, sur le papier, la gauche unie totalise plus de 52 %, la victoire est loin d’être acquise. La droite va intensifier sa campagne réactionnaire, déjà marquée par des attaques contre LFI et les écologistes, tandis que certains secteurs liés au PS tentent de délégitimer l’accord en reprenant des accusations infondées. Le RN et Reconquête, bien que relativement faibles, représentent une réserve de voix non négligeable pour la droite.

Au-delà de l’enjeu local, ce second tour est un test politique majeur : la possibilité qu’une coalition menée par LFI, avec une présence visible du NPA-A, l’emporte dans une grande métropole. En cas de victoire, la situation serait inédite, avec des tensions possibles au conseil municipal et la nécessité de s’appuyer sur les mobilisations pour imposer les mesures du programme. Une opportunité stratégique pour articuler action institutionnelle et luttes sociales.

Synthèse par la rédaction