FACE À UN GOUVERNEMENT DE COMBAT
AU SERVICE DU PATRONAT
PAS D'AUTRE SOLUTION QUE LA MOBILISATION
Moins de 5 mois après la formation de son 1er gouvernement, Valls vient d'en installer un nouveau pour poursuivre la même politique… en pire pour les travailleurs.
Comme l'a annoncé Hollande, sa politique sera fondamentalement la même. Avec le « pacte de responsabilité, continuer à servir les patrons, en poursuivant et en amplifiant la politique d'austérité, de casse sociale et d'affrontement avec celles et ceux qui la rejettent et la combattent. « J 'aime l'entreprise, j'aime l'entreprise » a proclamé Valls, lors de l'université d'été du MEDEF, avant d'y être ovationné par les patrons !
Le « nouveau » gouvernement : la finance aux manettes
Alors qu'Hollande avait fait campagne en proclamant : « Mon adversaire, c'est le monde de la finance », Valls a confié le ministère de l'économie à Emmanuel Macron. Ex-gérant de la banque Rothschild, ce jeune loup a été le conseiller économique de Hollande et l'inspirateur du « pacte de responsabilité ».
Devant les patrons, Valls a multiplié les promesses : baisser encore leurs impôts et les cotisations sociales, réduire la protection des salariés par le Code du travail avec la révision des seuils à partir desquels les entreprises doivent avoir des élections de délégués du personnel et un comité d’entreprise, alléger les règles du travail du dimanche.
Les effets de cette politique sont connus : depuis que Hollande a été élu, il y a un demi-million de chômeurs supplémentaires. Sous prétexte de créer des emplois, 200 milliards d’euros par an sont accordés aux entreprises sous forme d’exonérations diverses. Résultat : au deuxième trimestre 2014, les entreprises françaises ont distribué des dividendes en hausse de 30 % par rapport à ce qui avait été distribué le même trimestre 2013… On aimerait en dire autant de nos salaires !
Fronde ou calcul politicien ?
Parce qu'ils espèrent se refaire une virginité politique en préparation de futures échéances électorales, Montebourg, Hamon et Filipetti ont provoqué une tempête dans un verre d'eau pour quitter le gouvernement.
Mais où étaient-ils ces beaux parleurs et ces pseudo frondeurs lors de la grève des cheminotEs, des postierEs, des intermittentEs du spectacle, lorsque les travailleurs se sont dressés contre la politique de Hollande ? À PSA Aulnay, à Arcelor Mittal, à Florange, et dans bien d'autres endroits où les entreprises ont fermé, les ouvriers ont été directement confrontés aux promesses mensongères de l'ancien ministre du « Redressement productif ».
Notre avenir est dans nos luttes, pas entre leurs mains
Face à ce nouveau gouvernement de combat, nous ne devrons compter que sur nos propres forces. Pas dans les débats parlementaires, pas dans un « replâtrage » sous une forme quelconque d'union de la gauche ou dans un inconsistant projet de 6ème république !
C’est ensemble dans les grèves et dans la rue, et le plus vite possible, qu’il faudra lui rendre la monnaie de sa pièce. Et certainement pas attendre les élections, en misant sur des chevaux de retour du PS ou du Front de gauche. Et pour ne pas laisser grandir les idées réactionnaires de droite ou d’extrême droite.
Les luttes de ces derniers mois, la colère qui monte dans de nombreux hôpitaux frappés par les plans d'austérité, sont autant de signes que notre camp social n'est pas résigné et qu'il reprend le chemin des luttes. Celles-ci sont souvent longues, difficiles, rarement victorieuses parce que nous avons à faire à un patronat et un gouvernement de combat, mais aussi parce qu'aucun plan de bataille d'ensemble n'est tracé par les directions des organisations syndicales. Aujourd'hui, il faut tourner la page de la résignation et préparer le temps de la révolte sociale.
75 tués chez un équipementier automobile en Chine
La Chine est le nouvel eldorado des firmes automobiles. Renault et PSA y arrivent après Volskwagen, General Motors ou Nissan et veulent aussi leur part du gâteau. La soif du fric y emporte tout.
75 ouvriers ont été tués et 186 autres gravement blessé début août chez un sous traitant du fournisseur Dicastal de General Motors. Cela s'est passé à quelques dizaines kilomètres de la grande ville de Shangai. L'usine fabrique des pièces de roues d'automobiles. Une explosion a eu dans l'atelier de polissage des enjoliveurs. La cause a été identifiée : l'accumulation de poussières métalliques dans un environnement humide.
De nombreuses alertes avaient déjà été données pat les ouvriers. La direction de l'usine n'avait rien voulu entendre. Le plus cynique : Genreal Morts a cru bon de publier un communiqué se dédouanant de toute responsabilité. On connaît çà : les donneurs d'ordre sont toujours le premiers à défiler bien qu'ils soient les premiers responsables.
(1018 signes)
La précarité, ça suffit
Depuis le début de l'année, les ventes et les profits sont en augmentation chez Renault et PSA. Mais c'est zéro pour l'emploi en CDI. Plus de travail dans les usines se traduit seulement par plus de précarité et d'intérimaires.
Dans l'usine Renault de Sandouville il y a 944 intérim, plus de la moitié des effectifs totaux de 1620 CDI de l'usine et sur les chaînes de montage du nouveau Trafic, il y a jusqu'à 90 % d'intérimaires. Même politique chez PSA où le succès commercial de la 308 a entraîné le recrutement de 450 intérimaires pour une équipe de nuit remise en place. Chez Toyota dans l'usine d'Onnaing il y a 950 d'intérimaires contre 3100 CDI. Les patrons osent parler d'encore plus de flexibilité. Oui on a toutes les raisons de lutter contre ces entreprises qui bafouent le code du travail et en veulent toujours plus. Les intérimaires auxquels sont données les tâches les plus pénibles en témoignent.
Le gouvernement est maintenant actionnaire de PSA et de Renault : plus que complice, il est responsable de cette politique qui utilise cyniquement le chômage de masse pour développer la précarité à outrance.
(1146 signes)
Macron « chouchou des patrons »
C’est le magazine patronal « Challenges » qui-présente ainsi le nouveau ministre de l’Economie. On voit mal en effet pourquoi cette nomination ne réjouirait pas le monde patronal. Au cabinet de F.Hollande, Macron a mis en chantier un vaste plan de soutien aux entreprises ( Crédit Impôt Compétitivité Emploi, Pacte de Responsabilité). Le journaliste de « Challenges » vante cet « homme lucide » qui considère qu’il ne faut pas confier le destin de la France à des gens qui ne connaissent rien à la réalité économique. Ancien banquier chez Rothschild, çà c’est la vraie vie . Voilà pourquoi il veut faire sauter les tabous : 35h, seuils sociaux, travail du dimanche. D’après Paris Match , Manuel Valls dit que la nomination de Macron fait partie « des beau symbole ». Quel symbole en effet !
(822 signes) (Bulletin Cléon 2/9)
Israël une logique de guerre sans fin
Sous prétexte d’éradiquer le terrorisme et d’assurer .la sécurité de sa population, l’Etat d’Israël a tout l’été semé la désolation à Gaza. Mais avec pour principale victime la population civile : plus de 2000 morts, maisons, écoles et hôpitaux détruits, 400.000 personnes déplacées. Pour l’instant les armes se sont tues, mais la question palestinienne est toujours là. On ne règle pas par la force un problème politique. La paix , y compris pour la population israélienne , suppose la levée du blocus de Gaza, qui prive les habitants de toute possibilité de vie normale. Elle suppose la fin des colonies juives en Cisjordanie, et la reconnaissance des droits nationaux des palestiniens. Alors qu’une logique de guerre sans fin ne peut que favoriser les courants terroristes qu’on prétend éradiquer.
(837 signes) (Bulletin Cléon 2/9)
Epidémie Ebola, un virus contre les pauvres
L'épidémie du virus Ebola continue à s'étendre en Afrique de l'Ouest entrainant plus d'un millier de victimes. Si le virus a pu s'étendre autant, c'est parce que les industries pharmaceutiques ne trouvent pas d'intérêt économique à développer la recherche contre ce virus. Pas assez rentable puisqu'il touche des pays à faible revenu... C'est un nouvel exemple qui montre que la recherche des profits n'est pas compatible avec la santé publique.
(489 signes) (Secteur Santé 1/09)
La santé n'est pas une marchandise
La santé était au centre de l'université d'été du MEDEF. Selon son président, P. Gattaz, notre système social est trop protecteur, et le pacte de responsabilité d'Hollande et Valls - 50 milliards d'économie d'ici 2017, dont 10 milliards au détriment des hôpitaux - est jugé "nécessaire mais insuffisant". Dans le même temps le MEDEF mise sur la santé - secteur à fort potentiel ! - pour doper la croissance... Leur feuille de route est claire : détruire la Protection Sociale et le système public pour privatiser la Santé. Les conséquences on les connaît, c'est le modèle en place aux États-Unis : un système de santé pour les riches, aucun droit pour les salariés...
(701 signes) (Secteur Santé 1/09)
Ventes et profits en hausse pour Renault et PSA
Vente et résultats financiers de Renault et Peugeot vont et viennent. Certaines années, des pertes sont affichées et cela pèse sur la mobilisation pour les revendications, même si les ouvriers et salariés ne sont en rien responsables.
Raison de plus pour souligner les profits lorsqu'ils reviennent. Et c'est le cas , tant pour Renault que pour PSA au premier semestre 2014.
Renault a augmenté ses ventes au plan mondial de près de 5 % et le plus important pour les actionnaires le taux de marge, très proche du profit gagné sur le travail des salariés, a augmenté de 25 %. par rapport à 2013. Les profits d'aujourd'hui sont plus importants pour la direction de Renault
A PSA c'est la même embellie pour les résultats financiers. Au premier semestre, le constructeur français a augmenté ses ventes de 5,5 %, à 1,54 million d'exemplaires, et le solde de l'argent cash rentré dans les caisses est de 1,7 milliard d'euros. Le bénéfice du groupe PSA est de 0,5 milliard d'euros contre un déficit du même montant en 2013.
Tant pour PSA que pour Renault, le montant de ces profits est la conséquence d'une petite augmentation des ventes et surtout des plans de restructuration et de réduction des coûts.
Pour les salariés, il n'y a rien d'autres que la poursuite des suppressions d'emploi et de l'austérité salariale. En revanche, pour les actionnaires ce sont des profits en hausse.
Les patrons de l'automobile ne se vantent pas trop de leurs bons résultats financiers du premier semestre 2014. Ils sont pourtant bien là. C'est un motif supplémentaire pour ne pas accepter les attaques que gouvernement et patronat de l'automobile s'apprêtent à encore intensifier.
(1711 signes) (Blog Auto 31/08)
Les immigrés « rapportent » 12,4 milliards à la France
En 2009, les immigrés ont reçu de l’État 47,9 milliards d’euros, via les retraites, les aides au logement, le RMI, les allocations chômage et familiales, les prestations de santé… Dans le même temps, ils ont reversé au budget de l’État, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu (3,4 milliards d’euros), impôt sur le patrimoine (3,3 milliards d’euros), impôts et taxes à la consommation (18,4 milliards d’euros), impôts locaux et autres (2,6 milliards d’euros), CRDS et CSG (6,2 milliards d’euros), cotisations sociales (environ 26,4 milliards d’euros). Soit un total de 60,3 milliards d’euros, et par conséquent un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques.
(772 signes)
PAS TOUCHE À L’INSPECTION DU TRAVAIL
Malgré le rejet par le Sénat, en février dernier, du
projet de loi sur l'Inspection du travail et un nouveau report de sa discussion à l'Assemblée nationale, le Ministère du travail a décidé la mise en œuvre immédiate de son projet de réorganisation. Objectif : remettre en cause l'indépendance qui permettait aux inspecteurs et contrôleurs du travail de faire leur boulot, sans pression et sans risque de mutation lorsqu'ils constatent des infractions qui dérangent. Mais de plus, cette réorganisation devrait s’accompagner,
de la suppression de 10% des inspecteurs et contrôleurs du travail, alors que les moyens sont
déjà insuffisants pour faire face à toute la délinquance patronale.
Cette nouvelle attaque contre l’Inspection du travail est une nouvelle attaque contre tous les
salariés, un nouveau cadeau aux patrons de la part de ce gouvernement PS-MEDEF. C’est pourquoi nous avons tous intérêt à nous mobiliser pour mettre en échec ce projet.
(981 signes) (Bulletin Cléon)
Le Chiffre : 15%
Le magazine Challenges a publié durant les vacances son classement des plus grandes fortunes en France. Le montant total de la fortune professionnelle des 500 plus riches s'élève à 390 milliards d'euros, soit une hausse de 15 % par rapport à 2013. La crise et la rigueur ne sont pas les soucis de ces super riches et ce n'est pas la politique du gouvernement qui va les inquiéter !
Le Chiffre : 1 000 Milliard d’Euros
C’est le total estimé de l’évasion fiscale en Europe ! Vous en êtes vous ?
Le Chiffre : 10%
Les 10% des plus riches detiennent 48% du patrimoine alors que les 50% des moins riches n'en possedent seulement que 7%.
Le chiffre : + 524
C’est, en milliards de dollars, l’augmentation en 2013 de la richesse des 300 plus grandes fortunes mondiales, qui pèsent maintenant 3700 milliards de dollars (+16%). Mme Bettencourt est au 15ème rang mondial, avec seulement 33,4 milliards (+7,3 milliards). La crise ? On est tous dans le même bateau, qu’ils nous disent !