Publié le Jeudi 26 février 2026 à 14h00.

Défendre le service public municipal

Les services publics municipaux sont menacés directement par deux fléaux qui les fragilisent et les attaquent de front.

Les politiques d’austérité

Depuis plusieurs années, les collectivités locales en général et les communes en particulier subissent les politiques d’austérité. Depuis 2011, l’indexation sur l’inflation de la dotation globale de fonctionnement (DGF) a été supprimée et son montant a baissé plusieurs fois depuis. Des impôts locaux ont été supprimés, sans compensation. La suppression de la taxe d’habitation, y compris pour les plus riches, a par exemple coûté 2 milliards d’euros aux communes. Ces politiques ont renforcé la dépendance des communes à la finance et leur endettement.

Il faut donc engager la bataille contre les politiques austéritaires et ultralibérales. Cela n’est pas une prérogative municipale, mais c’est incontournable, et des municipalités au service de leurs habitantEs, des travailleurEs, des jeunes, devront s’opposer aux mesures de restriction budgétaires, en s’appuyant sur leurs mobilisations.

La privatisation, frontale ou rampante

De nombreuses politiques publiques constituent, pour les capitalistes, des marchés potentiels, prometteurs de profits juteux et durables. C’est le cas de la gestion des déchets, de la distribution de l’eau, terrain de jeu bien connu de compagnies multinationales comme Veolia, mais cela s’étend aussi à la restauration collective, aux crèches, aux EHPAD... Cela va de l’entreprise privée à la délégation de service public qui livre des pans entiers de nos communs aux rapaces avides de profit. C’est souvent le cas de la distribution de l’eau et des réseaux de transport.

Services publics !

Toutes nos listes, dans les villes où nous menons campagne, s’engagent à passer ou à repasser en régie municipale, en gestion directe. C’est le seul choix qui permet de garder ou de retrouver la maîtrise de la gestion des politiques publiques au service des populations, de faire des économies (les régies ne versent aucun dividende à aucun actionnaire !), donc de garantir aux usagerEs des services de qualité et aux personnels des conditions correctes de travail, de statut et de rémunération.