Publié le Dimanche 26 avril 2026 à 12h29.

Défendre le 1er Mai

Malgré les protestations unanimes de l’ensemble des organisations syndicales, le gouvernement s’obstine dans sa volonté de remise en cause du statut spécifique du 1er Mai. 

Depuis la loi de 1947, cette journée internationale des droits des travailleurEs est chômée et payée, comme dans de très nombreux pays. Selon la loi, seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » ont le droit d’employer des salariéEs, alors payéEs double. 

Après avoir mis en pause la proposition de loi sur l’élargissement du travail le jour de la fête des droits des travailleurEs, Sébastien Lecornu a annoncé que les fleuristes et les boulangeries ne seraient pas sanctionnés en cas d’embauche de leurs salariéEs cette année, en prévision d’une nouvelle loi pour 2027. Il s’agit en réalité d’enfoncer un nouveau coin dans la mise en pièces du droit du travail. La pseudo limitation au volontariat, dans des petites entreprises où le/la salariéE n’est pas en mesure de répondre négativement aux fortes incitations ou aux menaces, est une tromperie. La mobilisation doit se poursuivre.

Dossier réalisé par Julie Piedra et Robert Pelletier