Publié le Lundi 22 septembre 2014 à 18h30.

Après le 23 septembre, aller jusqu’au bout… pour en finir avec l’“Hôstérité” !

La manifestation qui rassemble aujourd’hui des personnels hospitaliers venus de toutes la France, exprime l’exaspération chaque jour plus grande, dans les établissements.Assez d’un hôpital qui devient une machine à produire des actes « efficients » et ou les conditions de travail sont insupportables, pour des salaires en régression.Assez d’un hôpital soumis à une « rentabilité », une « productivité », une « polyvalence » inhumaines.Pour nos nouveaux « managers », des soins de qualité, humains et sûrs, la réflexion et le travail solidaires en équipe, c’est « ringard ». Soyons donc fiers d’être « ringards » !Assez d’un hôpital où le patient devient un « client », mis à contribution, alors que les fermetures de services, d’hôpitaux, de maternités, de centres d’IVG se multiplient, les délais d’attentes s’allongent, l’accès aux soins devient chaque jour plus difficile. Assez des privatisations des services techniques administratifs et logistiques, et du mépris dans lequel sont tenus leurs personnels.Assez d’un Hôpital où les directeurs, se comportent de plus en plus en patrons de choc faisant appel à la police et à la justice quand les personnels résistent légitimement à l’austérité, comme à Caen ou à Villejuif . Leur fédération, la FHF, devient une succursale du MEDEF, en guerre contre les 35 heures et les RTT.Assez, d’un gouvernement, prétendument de gauche, qui, depuis deux ans prolonge et aggrave les pires « réformes » de la droite :La « loi Bachelot » de Nicolas Sarkozy n’a pas été abrogée.Depuis 2012 prés d’un milliard de réductions supplémentaires de crédits ont été imposées aux budgets hospitaliers aggravant encore le prétendu « déficit » et l’endettement auprès des banques.Aujourd’hui, le « pacte de responsabilité » veut aller plus loin : 3 milliards supplémentaires de restrictions sur les hôpitaux et 10 milliards sur les dépenses de santé.Et tout cela dans quel but ?Ce « pacte » va permettre aux patrons d’empocher, chaque année, 40 milliards de plus, (30 milliards d’exonération de cotisations sociales et 10 d’exonération d’impôts), au nom de la « création d’emplois » !Mais bien sûr le MEDEF ne prend aucun engagement, sur ce terrain. Sa vraie priorité est de se « refaire des marges » (de profits) et de verser les dividendes « à deux chiffres » aux actionnaires, de précariser encore plus le travail, et non de recruter en CDI.En réalité, au nom d’illusoires créations d’emplois à venir, ce sont des dizaines de milliers d’emplois bien réels, utiles et statutaires qui sont supprimés à l’Hôpital et dans les autres services publics.C’est la Sécurité sociale, et, avec elle, nos droits aux soins, à la retraite, à l’éducation des enfants qui est détruite.Il s’agit bien là d’un choix, et non d’une fatalité, et ce choix là nous le refusons !Ce gouvernement a choisi son camp, celui du patronat : Il ne cédera qui si on l’y contraint par la force.Il amuse les organisations syndicales consentantes avec son prétendu « dialogue social », alors que tout est déjà décidé. Salaires, emplois, RTT, protection sociale, droit du travail, tout y passe : c’est seulement le rapport de force qui fera reculer Hollande Valls et Touraine : pour le créer pas d’autres solutions que des luttes, coordonnées, déterminées, prolongées jusqu’à satisfaction. Avec la « convergence des hôpitaux contre l’Hôstérité », pour une coordination démocratique des luttes hospitalières

Manques d’effectifs, remise en cause des 35 heures et suppression de RTT, précarité, blocages des salaires, rythmes de travail insoutenable, partout les luttes portent sur les mêmes revendications. Face aux directeurs, soutenus par les ARS et derrière elles, le gouvernement, nous ne pourrons l’emporter hôpital par hôpital.

C’est tous ensemble qu’il faut lutter, et dans cette lutte, nos collègues des cliniques privées, les salariéEs de l’action sociale, les usagerEs et leurs comités de défense des hôpitaux, qui défendent aussi leurs droits sont des alliés.

Avec la « Convergence des hôpitaux contre l’Hostérité », dans laquelle sont engagées des dizaines d’équipes syndicales (CGT, SUD….), les personnels hospitaliers ont commencé à se doter d’un outil nouveau, démocratique pour coordonner leur action et leur permettre de faire céder ce gouvernement.

L’objectif à atteindre est celui d’une action gréviste, nationale, avec des modalités d’action qui bloquent réellement le fonctionnement des établissements et de leurs instances .

Un mouvement d’une telle ampleur, face à un adversaire déterminé ne se décrète pas du jour au lendemain. Il nécessite une préparation, et beaucoup reste à faire. Toutes les occasions, comme par exemple la journée du 16 Octobre, initiée par la CGT, contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sont à saisir, mais sans perdre de vue le but.

Le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) apporte son soutien à cette journée du 23 Septembre et à l’action de la « Convergence ».

Pour sortir du désespoir créé par le chômage, la misère, et une « gauche » gouvernementale passée totalement au service du patronat, sur lequel prospèrent la droite revancharde, et de l’extrême droite haineuse.

OUI à la convergence des luttes hospitalières, mais aussi celles de tous les salariés qui défendent leurs droits, sur les lieux de travail et dans la rue,

OUI à l’unité des organisations associatives, syndicales et politiques disposées à en finir avec l’austérité, la précarité, le « pacte de responsabilité »

POUR faire émerger, ensemble, avec toutes les forces qui le souhaitent, une alternative politique anti austérité qui refuse toute compromission avec le PS et sa politique.

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