En France, le droit de chacunE d’accéder aux soins dont iel a besoin est fragilisé par leur coût.
Outre les « franchises », les dépassements d’honoraires, les déremboursements de médicaments, l’une des causes principales de cette situation se trouve dans l’explosion des tarifs des assurances « complémentaires santé », indispensables pour compléter l’insuffisante couverture de la Sécurité sociale.
Selon l’association de consommateurEs Que choisir ?, les tarifs de ces assurances ont augmenté de 47 % entre 2006 et 2017, soit trois fois l’inflation, et ont bondi de 25 % ces trois dernières années. Cette hausse creuse les inégalités : les seuls contrats accessibles aux faibles revenus ne garantissent qu’une couverture médiocre, tandis que 7 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté n’ont aucune assurance complémentaire.
L’extension à la fonction publique de la complémentaire santé obligatoire ou la proposition d’une complémentaire santé pour toutes et tous, gérée par la Sécurité sociale, revendiquée par une pétition sur le site de l’Assemblée nationale, peuvent apparaître comme des remèdes. Qu’en est-il vraiment ?
Dossier préparé par la Commission santé sécu social du NPA-A