Publié le Mercredi 28 octobre 2026 à 12h00.

Le 5 novembre, toutes et tous en grève !

« La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation », avait sommé Emmanuel Macron le 22 octobre. Le 24 octobre, des centaines de milliers de manifestantEs ont donné tort au chef de l’État qui avait méprisé jusque-là le bruit de la rue.

 

Pris de panique, Macron avait voulu reprendre la main, et l’État avait mobilisé un arsenal démesuré et imposé des couvre-feux. Il a éloigné les manifestantEs de Paris et de sa banlieue le plus possible des lieux de pouvoir… sur les boulevards des Maréchaux.

 

Pompiers pyromanes

Si Laurent Nuñez s’est félicité que « les cortèges se soient bien passés » le 24 octobre, c’est que nous ne nous sommes pas laissé intimider par la criminalisation du mouvement social. Les dispositifs policiers sont pourtant rodés, testés dans les colonies, en Kanaky ou en Guyane : provoquer, gazer, matraquer et mutiler des manifestantEs pacifiques pour en faire les fauteurs de troubles.

En provoquant lui-même le désordre, l’État croyait ainsi dissuader et intimider les manifestantEs. Il a été dépassé par le nombre, et certainEs se sont adonnéEs à quelques redistributions intempestives des richesses.

Conséquences : panique à bord pour le pouvoir enferré dans sa pente autoritaire, au point que Gabriel Attal aurait soufflé l’idée de couper les réseaux sociaux ; colère encore plus forte de celles et ceux qui se mobilisent sans être entenduEs mais en étant assourdiEs, aveugléEs, mutiléEs, empoisonnéEs par les armes de la police ; déferlante médiatique de haine de la part des défenseurs de l’ordre établi, de haine raciste et islamophobe, dans un paysage médiatique déjà plus que marécageux.

 

Haine des pauvres, haine des autres

L’attentat raciste de Trappes, la veille de la manifestation du 24 octobre, en dit long sur la dégradation du climat en France, dont nombre d’éluEs et de membres du gouvernement sont responsables, à force d’utiliser les arguments de l’extrême droite et de mettre en œuvre sa politique raciste pour faire passer leurs potions libérales amères. Le mort et les blesséEs de Trappes sont des victimes de la politique répressive du gouvernement et de la haine raciste qui s’étend dans le pays.

Les manifestations, elles, sont joyeuses et sont porteuses, au-delà des revendications sociales, d’un renouveau démocratique. Ce que le gouvernement ne semble pas pouvoir comprendre. Il ne nous représente pas, il nous matraque et nous méprise… Diviser pour mieux régner, banaliser le RN pour écraser les revendications sociales, démocratiques et écologiques, c’est ça la macronie !

 

Macron dégage, Lecornu démission

Ce que le gouvernement vient d’annoncer aux lycéenNEs après les avoir durement frappéEs, ce sont des miettes et des engagements qu’il sait laisser à un futur gouvernement et qui ne l’engagent donc que peu. Tant de répression pour ça ! Pas de quoi satisfaire les lycéenNEs !

Encore moins pour l’enseignement supérieur, en mode dégradé après vingt ans de désengagement massif et continu de l’État, avec l’objectif non déclaré d’orienter massivement les jeunes vers le privé ! Pour l’instant, pas de réponses.

Ni sur la vie chère, ni sur les services publics, ni sur les inégalités qui se sont creusées. Le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui s’annoncent vont s’attaquer à la solidarité : à la Sécu, à la protection sociale et aux services publics.

La seule réponse, c’est la matraque et la criminalisation. Ce gouvernement de casseurs n’a aucune légitimité, aucune politique. Que Macron dégage. Que ce gouvernement s’en aille !

 

Toustes en grève le 5 novembre

Alors le 31 octobre, on continue. Et le 5 novembre, soyons le plus nombreuSES possible en grève pour faire entendre nos droits à un monde juste, pour montrer que les richesses de ce pays, nous les produisons et que, quand on s’arrête, oui, ça se voit ! Plus il y a de monde, plus ça se voit ! Avoir les moyens de la grève, c’est aussi s’organiser, discuter avec ses collègues, mettre en place des caisses de grève, être en solidarité car nous avons les mêmes intérêts. Ensemble, en grève le 5 novembre et après, nous sommes une force !