Publié le Dimanche 14 mars 2021 à 10h06.

Paris - Manifestation des jeunes

Nous ne serons pas la génération sacrifiée : exigeons un droit à l’avenir !

Bientôt un an après le début de la crise sanitaire, les jeunes et les étudiant·e·s sont parmi les plus impacté·e·s. Nous n’avons toujours aucun filet de sécurité, aucune protection sociale à la hauteur.

Les étudiant·e·s sont victimes d’un système d’aides sociales défaillant qui ne leur permet pas d’être protégé·e au quotidien. Bon nombre d’entre nous vivent sous le seuil de pauvreté. De plus en plus d’étudiant·e·s sont obligé·e·s de se tourner vers des organismes de distribution alimentaire. A cela s’ajoute la baisse de qualité de nos enseignements. Aujourd’hui, plus d’un·e étudiant·e sur six est en décrochage, les cours à distance depuis près d’un an rendent impossible un bon apprentissage et viennent renforcer la sélection par l’échec déjà installée.

L’accentuation des difficultés touche toute notre génération qui se retrouve sans protection sociale. Si la précarité des jeunes n’est pas un fait nouveau, les crises sanitaires et économiques ont amplifié ce phénomène. Plus souvent en contrats précaires (CDD, interims…), plus souvent en période d’essai et durement exposés au travail ubérisé, les jeunes sont les premier·ère·s à subir les effets de la crise économique sur l’emploi.

Au dernier trimestre 2020, ¼ des jeunes étaient au chômage. Les jeunes en insertion continuent de faire face à un monde du travail marqué par les licenciements en cascade, où le chômage des jeunes ne cesse de s’aggraver et dans lequel il·elle·s n’ont même pas le RSA pour vivre.

Depuis le mois de novembre dernier, les lycées fonctionnent bien souvent à mi-régime. Le retard sur les programmes s’accumule malgré l’investissement des enseignant·e·s mais aucun allégement des programmes n’est prévu. Que ce soit pour les baccalauréats professionnels ou dans le supérieur, la pénurie de stage est renforcée sans réponse concrète du gouvernement à ce propos. Cette situation plonge de nombreux jeunes dans une détresse psychologique forte. Face à cela, les réponses du gouvernement sont largement insuffisantes.

Pour l’emploi des jeunes, nous ne pouvons que constater que le plan gouvernemental : “1 jeune, 1 solution » ne fonctionne pas. Ce plan fragilise encore un peu plus le parcours des jeunes.

Le Gouvernement n’offre pas non plus de perspectives pour les lycéen·ne.s. Alors que la priorité devrait être un plan de rattrapage pour permettre à chaque élève de rattraper le retard accumulé; l’exécutif fait une nouvelle fois le choix de la sélection. En effet, malgré un calendrier bouleversé, il s’entête avec la sélection à l’entrée de l’université et la sélection sociale va, de fait, se renforcer avec la mise en place, pour la deuxième année consécutive, du contrôle continu pour le baccalauréat.

Nous refusons le mépris, l’infantilisation et la déconnexion de ce gouvernement vis-à-vis des étudiant·e·s et de l’ensemble de sa jeunesse. Nous dénonçons la stratégie de ce gouvernement qui refuse de mettre de l’argent sur la table pour nous permettre de vivre et de construire notre avenir.

A Paris RDV le mardi 16 mars à 14h pour une manifestation au départ du Ministère du travail en direction du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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